Un One Shot Mémorable avec Brandon Semenuk (VTT)

A travers ce documentaire vous pourrez comprendre un peu mieux comment l’équipe du film UnReal a réalisé ce plan-séquence* de 3 minutes 28 secondes qui est à ce jour le plus vu (et le plus fou) de l’histoire du VTT.

https://www.redbull.com/int-en/tv/embed/video/AP-1Q5WZN4HD1W11/pressure-drop

Il a fallu 3 semaines pour construire la piste qui a pris des accents de pumptrack, de slopestyle et de freeride afin de « coller » au riding de Brandon Semenuk. L’idée de changer de vélo à mi-parcours est la sienne. Les autres séquences du film étaient déjà dans la boite (course-poursuite avec les chevaux, course-poursuite avec un grizzli, riding sur un glacier et frontflip de l’espace). Le prodige canadien se sentait presque en compétition avec les autres riders et voulait faire la « part » la plus folle. 

Cela vous donne une idée de la pression qu’il s’est mise. Reste à savoir si dropper pour un run aux Crankworx à Whistler devant des dizaines de milliers de personne est plus stressant que de réussir ce plan-séquence où aucune erreur n’est possible tant de son côté que derrière la caméra. Brandon précise dans l’interview qu’un run de slopestyle dure 45 secondes en moyenne. Là, il s’agissait de 3 minutes 28 secondes avec tous les styles de gros vélo possibles et sans pause.

Côté cinématographique, pour tourner ce plan-séquence, il a fallu créer une piste spécialement pour le pick-up sur lequel était monté la caméra GSS (Gyro Stabilized Systems). Cette caméra avait été utilisée surtout pour des plans d’hélicoptères mais l’équipe de UnReal a créé un rack à l’arrière du véhicule qui n’a pas vraiment été testé auparavant. Un générateur était monté dans la voiture pour faire tourner tout l’électronique. Malgré toutes les précautions ils ont eu quelques soucis à cause de la route trop escarpée qui créait des genres de faux-contacts. Bref ils avançaient mais sans aucune garantie du résultat final.

Dans le pick-up les 4 personnes avaient chacun un rôle précis :

  • conducteur – lui il regarde la route, 
  • coordinateur – qui dit si c’est trop vite ou trop lent, 
  • cadreur – qui gère les mouvements de caméra, 
  • filmeur – qui gère surtout la mise au point autrement Brandon serait tout flou ou hors champ.

 

Ajoutez à cette équation, déjà complexe, le fait que Brandon Semenuk s’est blessé au poignet en travaillant le 3-6 foot plan en sortie du step-up et qu’il avait tellement mal qui n’arrivait à peine à ouvrir une bouteille d’eau et qu’à ce stade il ne restait que 48h pour tout boucler. Au final, vous obtenez ce genre d’exploit sportif et cinématographique.

Le résultat final :

Une seule séquence sur la chanson très country « For What It’s Worth » des Buffalo Springfield. Nos petits-enfants parlerons encore de ce segment qui est du pur génie. Et si vous n’avez toujours pas vu le film UnReal en entier, il serait temps !

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